Accueil  

Photos  

Survol  

Leçons apprises  

Quoi, quand, pourquoi.

Messages à la communauté  

Appui  

Cette page présente des idées, des arguments, des points de réflexion qui émanent de l'expérience que nous avons vécue au cours des derniers sept ans de lutte. Puissiez-vous y trouver des renseignements qui vous aideront dans vos luttes locales!br>



Pourquoi nos églises de village sont-elles si précieuses?

...Parce qu'elles servent à créer une solidarité communautaire dans nos villages.

Elles sont des ponts qui relient communautairement familles et voisins, d'une génération à l'autre. Cet attachement commun à des bâtiments centenaires renforce les réseaux sociaux qui font de nos villages des communautés où il fait bon vivre.

...Parce qu'elles sont des rappels quotidiens de qui nous sommes.

Leur âge, leur histoire, leur grande taille, la position centrale qu'elles occupent dans nos villages leur permettent de nous rappeler quotidiennement les valeurs culturelles et spirituelles qui définissent nos communautés.

...Parce qu'elles témoignent de liens communautaires passés qui définissent notre présent.

Nos églises centenaires ont souvent des caractéristiques historiques qui nous aident à mieux comprendre nos antécédents, et ainsi à mieux nous connaître. Par exemple, en plus d'avoir été le centre culturel du village pendant un siècle, l'église Annonciation, comme bâtiment, nous rappelle aussi l'appartenance de la communauté francophone de Pointe-aux-Roches à la grande communauté nationale canadienne-française. En effet, c'est un architecte québecois, Louis Caron, qui en a fait les plans au tournant du siècle dernier. Ce même architecte a dessiné les plans d'une centaine d'églises au Québec, dont l' église de Bécancour qui a été désignée site patrimonial en 1962.

...Parce qu'elles témoignent de l'habileté, du sens d'initiative et du dévouement de ceux et celles qui nous ont précédés.

L'église de Saint-Joachim a été conçue et construite en 1882 par les citoyens eux-mêmes, sans l'aide d'architecte. D'inspiration vernaculaire, son style romesque s'inspire de plusieurs autres églises de la région et du Québec. Il est intéressant de noter que la méthode utilisée par les constructeurs est celle-là même qu'ils utilisaient pour la construction de granges dans la région.


Des objections à refuter


"...Mais ce sont des choses du passé.."

Les défenseurs du patrimoine sont quelquefois accusés d'être fixés sur le passé. Rien n'est plus faux. Le passé doit faire partie de l'avenir! Réparer et conserver plutôt que remplacer est la façon moderne de procéder.

"...Mais il faut respecter les droits des propriétaires..."

Les droits sont toujours accompagnés de responsabilités. La poursuite des intérêts personnels ou institutionels ne doit pas se faire sans tenir compte du bien commun. Si quelqu'un est propriétaire d'un objet d'importance pour la communauté, il doit tenir compte de ce fait dans ses décisions d'en disposer. Qu'elle le veuille ou non, l'Église est propriétaire de bâtiments qui sont des trésors pour la communauté. Si elle a le droit légal de les démolir, elle a la reponsabilité civique de ne pas le faire.

"...Mais ce ne sont que des briques et du mortier..."

Une peinture de Rembrandt n'est-elle que de l'huile sur un canevas?

Cet argument nie l'importance de l'architecture comme une composante de notre vie culturelle et spirituelle. Pourquoi les bâtiments historiques et patrimoniaux sont-ils souvent les premières choses que les touristes veulent voir quand ils visitent une région? Parce qu'ils sont les meilleurs raconteurs de l'histoire d'une communauté, et d'éloquents témoignages de son identité.



* "...mais une majorité des paroissiens ont appuyé la construction d'une nouvelle église!..."

Quand une décision est dommageable pour la communauté, elle reste dommageable quelque soit le nombre de personnes que l'on a persuadées de l'appuyer. Et tant qu'une mauvaise décision n'a pas été mise en oeuvre il est toujours temps et justifiable de la contester et d'essayer d'en empêcher l'exécution.

"...Mais que ferons-nous de ces vieilles bâtisses...?"

Selon la politique provinviale, la valeur patrimoniale d'un bâtiment dépend du rôle qu'il a joué dans passé et, dans certains cas, de celui qu'il joue présentement. Son utilisation future n'a rien à voir à cette valeur et les critères de designation ne doivent pas en tenir compte. Ce serait fausser le débat que d'y introduire l'assurance d'une deuxième vocation comme condition de désignation.

Si un tel critère était appliqué, ce sont les sites patrimoniaux ,ruraux qui seraient le plus menacés. Il est plus difficile de trouver rapidment une deuxième vocation à un site en milieu rural qu'en milieu urbain. Et malheureusement, les sites ruraux sont probablement plus essentiels pour les communautés en milieu rural qu'en milieu urbain.

"...Mais nous ne pouvons pas désigner un site à moins d'avoir l'assurance que nous pourrons l'entretenir dans l'avenir! Que ferons-nous s'il devient impossible de les entretenir ? "

Lorsqu'un conseil municipal décide de ne pas reconnaître la valeur patrimoniale d'un bâtiment, ce bâtiment sera certainement démoli si c'est l'intention de son propriétaire. Et la démolition, c'est irréversible! Les conséquences d'un refus de désignation seront donc permanentes. Mais quand un conseil accepte de désigner le bâtiment comme site patrimonial, il prend une décision qui pourrait toujours être renversée plus tard. En cas d'erreur, il serait toujours possible d'apporter un correctif en retirant la désignation.

Dans les cas de doute, la voie prudente pour un conseil municipal ne serait-elle pas de désigner un bâtiment qui répond aux critères provinciaux quitte à retirer la désignation plus tard si cela s'avèrait nécessaire.

"....Mais le gouvernement devrait fournir de l'aide pour l'entretien de bâtiments patrimoniaux..."

Oui, bien sûr. Mais entretemps, allons-nous laisser ces bâtiments se faire démolir? Il n'y aurait bientôt plus suffisamment de bâtiments à consercer pour justifier l'établissement d'un programme d'aide gouvernementale!


Conserver nos églises de village...dans nos villages!



Les avantages financiers de réparer plutôt que remplacer...

La plupart du temps, les édifices centenaires sont d'un niveau de solidité que les constructions contemporaines ne peuvent atteindre sans entraîner des coûts astronomiques. À Lakeshore, la solidité des églises menacées a été confirmée par l'inspection qu'en a fait un architecte de renom en 2002. Selon lui, dans 25 ans,les coûts d'entretien de la nouvelle église dépasseraient ceux des églises actuelles si elles étaient réparées adéquatement. De plus, la réparation de ces deux édifices auraient été beaucoup moins coûteuse que leur remplacement. Le travail aurait pu être fait au cours des années, à mesure que les fonds seraient devenus disponibles. Le coût de remplacement, lui, doit être payé au début du projet par l'entremise de l'emprunt de vastes sommes d'argent dont le remboursement du capital et des intérêts devra s'échelonner au cours de plusieurs générations.

Loin des yeux, loin du coeur...

A titre d'institution à vocation communautaire, il est incompréhensible qu'une paroisse veuille quitter physiquement les communautés humaines qu'elle dessert. A Lakeshore, l'emplacement de l'église de remplacement à l'extérieur des villages, en pleine campagne, est une répudiation d'une tradition centenaire où la paroisse et la communauté civile se développaient collaborativement dans une harmonie mutuellement enrichissante. .

Le départ des églises: coût de mort pour nos villages..?

Comment ne pas craindre l'impact sur nos villages de la perte de leur coeur architectural ? Pire encore, s'il arrivait que les écoles confessionnelles soient transportées près des églises dans les champs...? Quel est l'avenir d'un village sans église et sans école?

Le départ des églises et l'expansion urbaine...

La création de méga-églises en pleine campagne en remplacement d'églises de village présente une autre menace : l'expansion urbaine ("urban sprawl"). Les fermes près de ces grandes églises seront probablement convoitées par l'industrie immobilière qui exercera des pressions sur les conseils municipaux pour reclassifier les terres agricoles en terrain résidentiel. Et petit à petit, les terres agricoles se couvriront de bitume et de briques, de centres commerciaux et de routes...alors que les villages et hameaux avoisinants disparaîtront.

Et la vie communautaire qui les animait depuis des générations s'éteindra.





*Gare aux mots!

Le mot ''regroupement'' est souvent utilisé pour désigner les projets diocésains de rapprochement administratifs de paroisses pour faciliter le partage de ressources (i.e. un pasteur pour plusieurs paroisses). Le choix de ce mot suggère que l'intention n'est pas de fondre les trois paroisses dans une seule. Regrouper des choses ne veut pas dire les fusionner en une seule. Pour la plupart des gens, regrouper veut dire rapprocher de choses pour établir des liens entre elles. Cela ne veut pas dire 'faire disparaître'. Il faut s'assurer que le mot '' regroupement'' au lieu du mot ''fusion'' n'aie pas été choisi pour faire accepter plus facilement un projet d'amalgamation paroissiale. Il n'y a aucun doute que, dans notre situation, s'il avait été clair au tout début qu'il s'agissait d'une fusion de paroisses, le niveau de collaboration des paroissiens et paroissiennes auraient été beaucoup plus bas et seule une ordonnance diocésaine aurait pu effectuer le changement. Il n'y aurait eu aucune illusion de décision collective.




Une piste à suivre... par les diocèses

( Ce qui suit est le texte d'un mémoire présenté au Diocèse de London par SOS-Eglises dans le cadre d'une consultation publique sur la réorganisation des paroisses)

''....Au cour de sa longue histoire, l'Eglise a eu à constamment relever de grands défis dans la réalisation de sa mission. Espérons que, comme l'on fait leurs prédécesseurs, les chefs d'aujourd'hui réussiront à rencontrer les défis actuels de façon à conserver à l'Eglise son dynamisme et son influence dans nos communautés.

Pour ce faire, il y a des obstacles à éviter. Dans le dossier actuel de réorganisation paroissiale, la tentation sera grande de concentrer son attention sur des projections statistiques et de prendre des décisions dans cette perspective uniquement.

Il serait important de se rappeler la déclaration suivante contenue dans la lettre pastorale datée du 4 octobre 2003 de la Conférence canadienne des évêques catholiques:
(Version française à venir) "To enter into ever-deeper relationship with God -this Lover of Life- entails striving to develop right relations with nature and with other human beings."

Pour être fidèle à sa mission, l'Eglise ne doit pas cesser d'être une force positive, pertinente et bien intégrée dans nos communautés. C'est par l'exemple et pas seulement par la parole qu'elle s'assurera de cela. Des exemples tels que la conduite de ses affaires en conformité avec les aspirations légitimes de la société.

En ce qui a trait à la gestion de ses installations, il y deux grandes aspirations sociétales dont doit tenir compte tout bon citoyen, y compris l'Eglise, bien sûr :

a) la garde du patrimoine et

b) la protection de l'environnement (que l'on résume souvent de la façon suivante: respect, réduction, réparation, réutilisation et recyclage - les Cinq "R").

Comme institution, l'Eglise peut réagir de deux façons différentes à ces attentes:

Elle peut essayer de s'en dispenser en prétendant qu'elle n'a pas les ressources pour répondre à ces défis étant donné qu'elle a en sa possession beaucoup plus que sa part du patrimoine architectural à protéger. Certes, cette approche offre des avantages à court terme. Cependant l'impact négatif que cette approche aurait sur les communautés, et le mauvais exemple que cela donnerait aux autres, ne serait pas conforme au mandat d'un organisme qui veut entretenir de bonnes relations avec la communauté tel que commandé pas la lettre pastorale pré-citée.



Si on veut assurer le bien-être à long term de l'Église, une autre approche doit être utilisée, une approche qui est conforme aux deux grandes orientations mentionnées plus haut, c'est-à-dire, la garde de notre patrimoine culturel et de notre environnement naturel. .

Une telle approche exigerait que les paramètres suivants fassent partie de la planification diocésaines en matière de disposition de ses bâtiments:

1. La priorité est accordée à la conservation des édifices existants.

2. L'utilisation continue de ces bâtiments par l'Église est favorisé parce que c'est la façon la plus efficace d'en assurer l'entretien et la conservation.

3. La construction d'un nouveau bâtiment n'est jamais considérée excepté dans de rares instances où les édifices existants sont irréparables.

4. Lorsque le regroupement de paroisses exige de plus grands espaces intérieurs que ce qui est présentement disponible, le Diocèse étudie la possibilité de reconfigurer l'intérieur des églises existentes pour assurer une meilleure utilisation de l'espace disponible, , ou tout simplement d'aggrandir ces batiments.

.

5. Il n'est jamais question de

a) remplacer par un nouveau bâtiment tout édifice qui a une valeur patrimoniale

b) démolir tout édifice paroissial qui peut être utilisé à d'autres fins

6. Puisque la conservation du patrimoine bâti ajoute à la qualité de vie de tous les citoyens et citoyennes d'une régions, le Diocèse et la paroisse font appel à la grande communauté pour de l'aide dans la conservation de ces édifices qui ont une valeur partimoniale

Nous espérons que le Diocèse de London saisira l'occasion qui lui est présentée de démontrer qu'il est possible de répondre à ses besoins en harmonie avec les aspirations légitimes de la communauté.



Une piste à suivre... par les municipalités

(Ce qui suit est un la traduction d'extrait de la lettre que SOS-Églises a fait parvenir aux membres du conseil municipal avant la réunion de mardi le 25 sept. 2007.)

''... À l'attention des membres du Conseil municipal de Lakeshore.

'....Comme vous le savez, il y de grandes inquiétudes ces jours-ci au sujet de l'avenir de l'industrie automobile qui est le fondement même de notre écononie régionale. Plus que jamais,Lakeshore doit agir très prudemment dans sa prise de décision par rapport à l'avenir. Il est très important que nous restions capable de faire face à la concurrence des autres municipalités en ce qui a trait à l'intérêt qu'offre notre munipalité aux yeux des gens d'affaires, des touristes, des retraités, des jeunes familles qui cherchent un bon endroit pour élever leurs enfants, etc.

Cette concurence est de plus importante à mesure que les gens deviennent de plus en plus mobiles et choisissent avec plus de discernement l'endroit de leur résidence, de leurs investissements, de leur loisir. Des rues sécuritaires, de la bonne eau, de l'air pur, un réseau routier efficace ne sont plus les seuls critères qui influencent leur choix .

Pour se donner un avantage sur les autres, plusieurs municipalités ontariennes accordent maintenant de plus en plus d'importance à ce qui a trait à la richesse de leur identité communautaire. Ils prennent les mesures nécessaires pour assurer que leur identité soit protéger comme s'il s'agissait d'un précieux trésor familial. De fait, l'identité d'une communauté est un trésor à conserver.

Heureusement, le Sud-Ouest de l'Ontario, y compris la ville de Lakeshore, a un pas d'avance sur les autres sur ce plan puisque son histoire remonte à plus de trois cents ans. Le Sud-Ouest, -surtout Lakeshore- a sur son territoire des vestiges des tout premiers moments de l'histoire du Canada. Le patrimoine architectural de Pointe-aux-Roches et de Saint-Joachim sont des rappels de cette partie de l'identité municipale.

Je crois que bientôt les municipalités ontariennes seront réparties en deux ligues: la Ligue A qui sera composée de muncipalités, grandes et petite, qui auront retenu leur cachet historique et identitaire, et il y aura la Ligue B composée de municipalités qui n'auront pas conserver la richesse de leur identité.

Les municipalités de la Ligue A seront celles où les gens préfèrent vivre, travailler ou visiter. Les villes de la Liguer B seront des endroits que les gens évitent ou traversent pour se rendre dans les villes A! Et il sera impossible pour les villes de la Ligue B de se joindre à la Ligue A parce qu'elles auront perdu quelque chose qui ne se récupère pas: leur identité. Elles auront permis que leur trésor communautaire soit envoyé au dépotoir.

Donc, j'encouragerais fortement les conseillers municipaux de Lakeshor de se rappeler que la préservation de notre identité communautaire, que nous appelons aujourd'hui la conservation du patrimoine, n'est pas un caprice. Ce n'est pas une de ces choses qu'il serait bon d'avoir mais dont on peut vraiment se passer. Cette façon de penser serait une grave erreur dont le prix à payer dans l'avenir serait haut. Et il s'agirait d'une erreur impossible à corriger. Un patrimoine détruit est un trésor perdu pour toujours.

La Province d'Ontario reconnaît l'importance de la conservation du patrimoine. Comme vous le savez, le gouvernement provincial vient de renforcer la Loi sur le patrimoine.

Voici quelques idées tirées de documents provinciaux:

...L'identification et la protection d'endroits qui ont une valeur patrimoniale est une composante importante de la planification pour l'avenir..

...Les municipalités ont un rôle clé à jouer dans la protection des endroits qui ont une valeur patrimoniale.

...La désignation de propriétés individuelles selon la Loi sur le patrimoine est un outil dont se servent les municipalités pour protéger des milliers de propriétés patrimoniales dans des centaines de municipalités en Ontario. .

...Quelque 17 000 propriétés ont été désignées sous la Loi sur le patrimoine.

...Le patrimoine culturel est à la source de revenus touristiques pour les communautés.

...Notre patrimoine culturel nous aide à nous retrouver dans notre monde en perpétuel transformation.

Permettez-moi maintenant de vous présenter quelques commentaires par rapport à des points spécifiques mentionnés quelquefois dans les discussions sur la protection des bâtiments patrimoniaux dont il est question dans ce dossier.

La conformité de vieux bâtiments aux exigences des codes de construction

Il y a diverses façons de contourner ce genre de problème. Par exemple, l'escalier et la balustrade dans l'Assemblée législative ontarienne ne se conformaient pas au code. On a résoud le problème en installant un système d'extincteur automatique d'incendie.

L'importance de se conformer aux règles du jeu

SOS-Églises a toujours fonctionner selon les règles du jeu, à compter de notre proposition au Conseil en 2002 jusqu'à l'appel que nous avons loger auprès de la Commission des biens culturels en 2006. Au cour de cette démarche, tous les experts consultés ont appuyé les revendications de SOS-Églises à l'effet que les bâtiments avaient une valeur patrimoniale.

Dans l'ensemble, nous n'avons pas eu recours à des techniques divisives pour la communauté, même à l'intérieur des cadres de la légalité. Nous avons fonctionné par l'intermédiaire de mémoires, de lettres et de tentatives de dialogue avec nos adversaires.

En 2003, SOS-Églises a dû accepter un grand risque financier quand nous avons été forcé d'aller en cour pour nous assurer que la municipalité agissait selon les règles (c'est-à-dire, selon les exigences de la Loi sur le patrimoine).

La Commission des biens culturels nous apprend maintenant que le Diocèse a enfreint l'article 33 de la Loi sur le patrimoine quand il a enlevé des pièces d'un bâtiment proposé officiellement comme site patrimonial.

Appui que nous avons reçu

- Même si SOS-Églises n'est pas un organisme constitué dans le but de recueillir des fonds, nous avons reçu plus de 100 000$ d'aide provenant de diverses sources.
- La couverture médiatique a été considérable. Même les médias provinciaux et nationaux se sont intéressés au dossier.
- Ce dossier de Lakeshore est connu partout au Canada. SOS-Églises a reçu des peintures produites par des élèves d'une école primaire en Colombie Britannique qui voulait nous aider dans notre campagne.
- La prestigieuse émission Studio 2 a envoyé une équipe dans la région pour réaliser un reportage sur le dossier.
- Héritage-Canada a placé l'église de Saint-Joachim en tête de sa liste des sites patrimoniaux les plus menacés au Canada en 2005.
- La Ministre de la Culture est venue à Pointe-aux-Roches pour rencontrer des représentants de SOS-Églises.
- SOS-Églises a été invité à faire une présentation lors d'une conférence nationale en Nouvelle-Ecosse sur la conservation du patrimoine.
- Un représentant de SOS-Églises siège fait partie d'un groupe de travail national créé par Héritage-Canada pour se pencher sur la protection du patrimoine architectural au Canada.
- SOS-Églises a reçu le Prix d'Excellence 2005 de la part de Héritage-Canada et le Prix Roger-Bernard de ROPFO, un organisme provincial sur la conservation du patrimoine.

CONCLUSION

Je vais conclure en vous disant que la question principale à l'étude est à savoir si le Conseil municipal va, oui ou non, mettre en pratique sa politique municipale en matière de protection du patrimoine. Cette politique fait partie de son Plan officiel en préparation, et se retrouve aussi dans les plans municipaux des municipalités amalgamées en 1998, plans qui sont toujours en vigueur en attendant la promulgation du Plan présentement en voie d'élaboration .

Considérant toute l'expertise reçue à ce jour confirmant la valeur patrimoniale de ces deux églises centenaires, on peut dire que si elles ne sont pas désignées, la politique de Lakeshore sur la conservation du patrimoine n'est que des mots sur du papier et n'a aucun effet sur la prise de décision.

J'ai confiance que mardi, vous saisirez cette occasion que vous avez de protéger nos trésors architecturaux. Vous aiderez ainsi à faire de Lakeshore une municipalité de la Ligue A!


David Tremblay, pour SOS-Églises



Une piste à suivre... par les communautés

En juin 2006, l'Université Sainte-Anne de la Nouvelle Écosse a invité des représentants de SOS-Eglises à faire une présentation dans le cadre d'un colloque national sur la conservation du patrimoine architectural. André Chénier a fait l'historique du mouvement et David Tremblay a dégagé de l'expérience de SOS-Églises des leçons qui pourraient être utiles à d'autres communautés dans la même situation.

Voici la présentation de David Tremblay: Présentation-Colloque Université Sainte-Anne -juin 2006