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Pour une description du 'jour-à-jour'de ce récit, et pour voir les documents via des hyperliens, consultez la page Quoi, quand, pourquoi en voie d'élaboration. Des liens aux dernières additions sont disponibles à la page ACCUEIL.

Si le déroulement de cette histoire vous intéresse, revenez sur le site périodiquement et cliquez sur ces liens qui vous amèneront aux nouveautés depuis votre dernière visite.




1997-1998

Le Diocèse de London créé un regroupement de trois paroisses avoisinantes pour permettre un meilleur partage des ressources, partage rendu essentiel par la pénurie de prêtres. Un seul prêtre est disponible pour les trois paroisses. Le regroupement est composé des paroisses suivantes: Annonciation de Pointe-aux-Roches, Saint-Joachim du village du même nom et Notre-Dame-de-Lourdes de Comber.

Les villages de Saint-Joachim et de Pointe-aux-Roches font partie de la communauté francophone du sud-ouest de l'Ontario.

Fait important à noter au sujet du regroupement: le mot choisi pour désigner le projet ("regroupement") indique que l'intention n'est pas de fondre les trois paroisses dans une seule. Il n'est pas question non plus d'abandonner les églises.

Les églises de Pointe-aux-Roches et de Saint-Joachim sont le coeur architectural des villages. Voir Photos. (La situation à Comber n'est pas la même. Le village surtout anglophone compte plusieurs églises, et l'église catholique est de construction relativement récente.)

Ces églises ont aussi une valeur historique nationale parce qu'elles font partie du patrimoine d'une rare communauté canadienne-française située à des centaines de kilomètres de Québec.

Les villageois voient leurs églises avec grande fierté, une fierté qui leur a fait les conserver dans un bon état pendant plus de cent ans. Lire ce témoignage du Pasteur en 1989 à la fin d'un projet de rénovation de centaines de milliers de dollars de l'église Annonciation. Remarquez sa dernière phrase qui est particulièrement pertinente, surtout sachant ce qui s'est passé depuis.

Un sentiment semblable de fierté anime les gens de Saint-Joachim qui sont engagés à ce moment-là dans un grand programme de rénovations. Voir le rapport d'Adrien Sylvestre au Diocèse l'informant des investissements de la communauté dans l'entretien intense et continu de leur église.

Fort de l'assurance que les églises ne seront pas abondonée dans le cadre du regroupement, le Comité du bâtiment de la paroisse Saint-Joachim commandite une étude par une firme d'ingénieurs sur les réparations à faire à l'église pour la garder en excellente condition.


1999

A son tour, le Diocèse commandite une étude pour déterminer les coûts de restauration des trois églises du regroupement paroissial. En octobre 1999 la firme d'architectes embauchée par le Diocèse (Allan Avis) dépose son rapport. Selon ses calculs, les coùts de rénovation des trois églises seraient de 3 000 000$. Mais les architectes ne recommandent pas le remplacement des églises et incluent dans leurs conclusions les avantages d'effectuer les réparations plutôt que de remplacer les églises par nouveau bâtiment.
2000

Un morceau de plâtre se détache du plafond de l'église de Saint-Joachim, et l'église est fermée "temporairement". Cet incident fournit au Diocèse l'occasion de remettre en question le besoin d'avoir des églises dans les trois villages.

A la lumière des résultats de l'étude commanditée par le Diocèse la décision est prise, suite à un référendum, de remplacer ces trois églises par une nouvelle église, même si construire coûtera beaucoup plus que réparer le deux églises existantes qui ont une valeur patrimoniale évidente.
2001

Des paroissiens de Saint-Joachim forment un mouvement appelé "SOS-Sauver notre sanctuaire". (Le nom du mouvement sera changé plus tard à SOS-Églises.) Ils réussissent à porter la situation à l'attention du grand public par l'entremise des médias, en particulier le quotidien Windsor Star.

Les fondateurs de SOS Adrien Sylvestre (debout)et Marcel Belisle (cheveux blancs,assis à sa droite). Il y une meilleure photo de Marcel parmi celles que vous trouverez dans la page 'Photos'




Étant donné que les conclusions émanant du rapport des ingénieurs embauchés par le Comité des bâtiments de Saint-Joachim ne correspondent pas aux données du rapport diocésain, SOS demande au Diocèse d'obtenir une autre évaluation des coûts de réparation de cette église qui a toujours été très bien entretenue par la paroisse. Ils proposent aussi plusieurs façons de réduire considérablement les coûts anticipés par la firme d'achitectes embauchée par le Diocèse. Des paroissiens de l'Annonciation de Pointe-aux-Roches se joignent au groupe. Un ralliement public de quelque 350 personnes est tenu, une pétition est signée et un groupe de travail est établi. David Tremblay, qui a beaucoup d'expérience politique au niveau municipal, est choisi pour diriger les efforts du groupe.

David Tremblay dirige la discussion.



Les autorités religieuses refusent de dialoguer avec le groupe mais acceptent finalement d'organiser une rencontre pour permettre à SOS de présenter sa position. Le diocèse accorde 40 minutes à SOs pour ce faire. Il n'y aura pas de dialogue, seulement des présentations. Quelques jours plus tard, la réponse du diocèse arrive: non, pas de changement au plan diocèsain. Les églises seront abandonnées. L'église de Saint-Joachim sera certainement démolie. Le sort de l'Annonciation est incertain. L'organisme Architectural Conservancy of Ontario (ACO) accorde son appui à SOS-Églises et commence sa collaboration. L'Association canadienne-française de l'Ontario de Windsor-Essex tente d'entreprendre des négociations avec le Diocèse de London pour l'achat de l'église Annonciation.


2002

Héritage-Canada et la Commissaire aux langues officielles du Canada accordent leur appui au mouvement. SOS-Églises croit que la meilleure chance, de loin, de conserver les bâtiments est de convaincre la communauté paroissiale de continuer de s'en servir comme lieux de culte et centre paroissial. Ceci devient le but principal du mouvement ainsi que celui de les faire désigner comme sites patrimoniaux pour empêcher leur démolition.

SOS-Églises fait une première présentation au Conseil municipal. Il propose trois édifices comme sites patrimoniaux: un phare centenaire dans la municipalité et les deux églises. Le phare est éventuellement désigné et est le coeur du sigle de la municipalité. Dans les mois qui suivent, trois réunions du Conseil ont à l'ordre du jour la conservation du patrimoine. Il y a présentation par SOS-Églises à deux de ces trois réunions.

Finalement, espérant clore le débat et exclure SOS-Églises du dossier de la conservation du patrimoine, la municipalité adopte un règlement en vertu duquel seuls les propriétaires de bâtiments peuvent présenter des propositions de désignation au Conseil municipal. Un grand ralliement est tenu devant l'église de Saint-Joachim. Quelque trois personnes répondent à l'invitation. Après les discours de circonstances, ils forment une grande chaîne de 'protection' autour de ce bâtiment qu'ils considèrent comme un trésor communautaire.

À la mi-octobre, une équipe de bénévoles des paroisses regroupées commencent à préparer l'église pour la démolition. On enlève les bancs et divers autres objets (cuisinières du sous-sol, statues, etc).
Des voisins alertent des membres de SOS-Églises-?glises et une manifestation est vite organisée. Une dizaine de membres se rendent sur les lieux avec des pancartes et défilent devant l'église pour attirer l'attention des automobilistes sur ce qui se passe.




Le Diocèse obtient le permis pour la démolition de l'église Saint-Joachim. La démolition commence. On enlève la grande fenêtre centrale. SOS-Églises embauche Ronald Caza comme avocat. Une audience d'urgence est tenue devant une juge de la Cour Supérieure de l'Ontario pour demander une injonction afin de suspendre le permis de démolition pour permettre au mouvement de contester la politique de la municipalité devant les tribunaux.

Le jour de l'audience devant la Cour, les partisans de la conservation du patrimoine se rassemblent devant l'église de Saint-Joachim pour attendre les résultats.



Ce n'est que dans la soirée qu'ils apprenent que l'injonction est accordée.


Me Ronald Caza accompagné de David Tremblay viennent se joindre aux partisans devant l'église.




À la fin de l'audience, après la suspension du permis, la juge a demandé au diocèse de bloquer l'ouverture pratiquée dans le mur. Le diocèse offre d'installer une toile. Étant donné que la prochaine audience de la Cour doit avoir lieu dans trois semaines, cela est considéré suffisant. Lors d'une deuxième séance de la Cour, le cas est référé à un panel de trois juges de la Cour divisionnaire. L'audience de SOS-Églises aura lieu au printemps seulement. SOS-Églises offre au diocèse de défrayer l'installation d'une meilleure protection de l'église contre les éléments. Le diocèse refuse.

La Commissaire aux langues officielles délègue une avocate comme intervenante en faveur de SOS. Le Diocèse délègue ses avocats comme intervenants du côté de la Municipalité.

Une courte campagne de prélèvement de fonds pour les frais légaux recueille presque 50 000$. Grâce à l'aide de l'ACO, les dons viennent de partout en province en plus de la région.

SOS-Églises entreprend une campagne pour convaincre les autorités religieuses et les paroissiens de ne pas remplacer les églises patrimoniales par une nouvelle église. Ce n'est pas que les membres de SOS-Églises s'opposent en soi à la construction d'une autre église. Ils s'y opposent parce que l'utilisation continue des églises existantes comme installations paroissiales (lieu de culte et centre paroissial et communutaire) est la meilleure façon d'assurer leur conservation. L'évêque du Diocèse de London, Mgr Sherlock, prend sa retraite. SOS-Églises écrit à son remplaçant, le Révérend Père Ronald Fabbro, pour lui demander un moratoire sur le projet afin de se donner plus de temps pour étudier le dosssier, et de rencontrer SOS-Églises . La réponse est négative.


Un architecte de renom, Christopher Borgal, reçoit la permission d'inspecter les deux églises. Dans un court rapport il critique sévèrement la décision de les abandonner qu'il qualifie de décision politique plutôt que financière ou architecturale.



2003

Trois juges de la Cour divisionnaire de l'Ontario entendent la cause. Ils déterminent que la politique de Lakeshore est 'manifestément déraisonnable' et ordonne à la municipalité de considérer la demande de SOS-Églises . Voir la décision à http://www.canlii.org/fr/on/onscdc/doc/2003/2003canlii5261/2003canlii5261.html

SOS-Églises poursuit sa campagne en faveur de retenir les deux églises patrimoniales comme édifices paroissiaux. De grands ralliements sont organisés et des bulletins d'information communautaires sont postés à tous les foyers. Voir la page Messages à la communauté.
2004

La cause est devenue tellement épineuse pour le Conseil municipal deLakeshore qu'il se sent obligé de tenir une assemblée de consultation publique sur le dossier. SOS-Églises et ACO interjectent des appels à la Commission des affaires municipales par rapport à diverses décisions de la municipalité sur ce dossier (ie le rezonage d'un terrain agricole pour la construction de la nouvelle église). SOS-Églises réitère une offre d'achat présentée l'année précédente pour l'église de Saint-Joachim (qui est sous la menace d'une démolition immédiate). L'offre est refusée de nouveau : le Diocèse insiste que le bâtiment soit démoli.

Cette offre de SOS-Églises au Diocèse est plus avantageuse pour le diocèse qu'une première offre qu'il reçu pour l'achat du terrain sur lequel l'église est située. Cette première offre est aussi en suspend parce que SOS-Églises a interjecté appel à la Commission des affaires municipales concernant la décision de la Ville de reconfigurer le terrain pour en permettre la vente une fois l'église démolie. Dans le cadre d'un projet de développement pour le village de Saint-Joachim, une conseillère municipale, Victoria Beaulieu, trouve des utilisateurs potentiels de l'église de Saint-Joachim. Cependant, ses collègues du Conseil municipal ne s'intéressent pas au projet.


2005

Le projet de construction de l'église de remplacement progresse et atteint le point de non retour. Le défi de trouver une vocation aux deux églises grandit considérablement. SOS-Églises doit-il abandonner la lutte? La décision est prise de continuer de faire tout ce qui est possible pour empêcher leur démolition tant qu'il y existera des possibilités de solutions. La lutte continuera.

En réponse aux directives des juges de la Cour divisionnaire de reconsidérer la proposition de SOS, la municipalité commandite une étude par une firme d'architectes de Toronto pour déterminer la valeur patrimoniale des deux églises. Les experts confirment largement la valeur de ces bâtiments sur plusieurs plans: historiques, architectural, patrimonial,etc
Pour voir leur rapport sur l'église de Saint-Joachim, cliquer ici ; pour lire le rapport sur l'église Annonciation, cliquer ici

La ministre de la Culture, Madeleine Meilleur, vient rencontrer des représentants de SOS-Églises et appuie leurs revendications. La Fondation Héritage-Canada confère à SOS-Églises son Prix d'Excellence pour 2005. La direction de la Fondation se rend à Pointe-aux-Roches pour livrer le Prix. La Fondation déclare aussi que l'église de Saint-Joachim est le site patrimonial le plus menacé au Canada.

La situation à Lakeshore est décrite dans le livre Les églises du Québec: un patrimoine à réinventer, un ouvrage majeur publié par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l'Université du Québec à Montréal.


2006

SOS-Églises est un des quatre récipiendaires du Prix Roger-Bernard décerné par Le Regroupement des organismes sur le patrimoine franco-ontarien (ROPFO)

Le conseil municipal annonce enfin son intention de désigner l'église de l'Annonciation comme site patrimonial et de désigner le terrain, le clocher et la statue du Sacré-Coeur en face de l'église de Saint-Joachim comme objets patrimoniaux. SOS-Églises et ACO interjectent un appel de cette intention concernant Saint-Joachim devant la Commission des biens culturels de l'Ontario. Le Diocèse de London, lui, conteste l'intention de la Ville de désigner l'église de Pointe-aux-Roches. L'église de remplacement des églises patrimoniales, construite à Comber, est inaugurée. L'Université Sainte-Anne de Nouvelle-Écosse invite deux représentants de SOS-Églises à présenter la situation de Lakeshore dans le cadre d'un colloque interprovincial sur la protection du patrimoine acadien. Les délégués adoptent unaniment une résolution d'appui qui est transmise au Conseil municipal de Lakeshore. Les deux présentations de SOS-Églises sont publiées dans les Actes du Colloque, document distribué aux organismes intéressés au patrimoine au Québec et dans les Maritimes.


2007

25 et 26 juin
La Commission des biens culturels tient des audiences à Belle-Rivière.Quelques semaines plus tard, elle annonce sa décision. Elle recommande la désignation complète des deux églises.
Cliquer ici pour lire le rapport de la Commission. (Il faut presque une connexion haute-vitesse pour télécharger ce document de 6MB.)


Le Conseil reçoit des centaines de lettres d'appui pour la désignation des églises de partout en Ontario suite à une alerte lancée par des organismes intéressés au patrimoine, en particulier le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO).

En septembre, le Conseil municipal vote en faveur de la désignation totale des deux églises. Les églises reçoivent finalement la protection de la Loi ontarienne sur le patrimoine que SOS-Églises revendique depuis 2002. L'organisme Architectural Conservancy of Ontario (ACO) décerne le Prix A.K. Sculthorpe Award for Advocacy 2007 à SOS-Églises .

En décembre, le conseil adopte officiellement les réglements désignant les deux églises comme sites patrimoniaux. Le Conseil rejette une autre demande du diocèse de London d'un permis pour démolir l'église de Saint-Joachim.


2008



janvier 2008
Le Diocèse de London fait appel à la Commission des Affaires municipales de l'Ontario pour que soit renversée la décision du conseil de ne pas lui accorder la permission de démolir l'église de Saint-Joachim.

La Commission tient une séance d'une journée le 16 juin pour ouvrir le dossier. Les audiences se poursuivront à compter du 8 octobre et dureront une quinzaine de jours.

La municipalité de Lakeshore embauche l'avocat pro bono de SOS-Églises pour l'aider à défendre devant la Commission sa décision de ne pas permettre la démolition de l'église de Saint-Joachim (ce qui veut dire que SOS-Églises perd son avocat)

La municipalité demande à SOS-Églises de défrayer une partie des coûts pour défendre sa décision. SOS-Églises n'a pas vraiment le choix que d'accepter de défrayer les témoignages des experts en patrimoine.



Septembre
- La Fondation Héritage-Canada inclue des porte-parole de SOS-Églises au programme de sa Conférence annuelle en septembre.

- La municipalité informe SOS-Églises que le Diocèse voudrait retirer son appel à la Commission des affaires municipales et offre de vendre l'église de Saint-Joachim pour le prix d'un dollar à la municipalité ou à un organisme incorporé. Les avocats de la municipalité rencontrent les représentants de SOS-Églises et leur demandent si le groupe veut s'incorporer et acquérir la propriété. Une réunion spéciale de SOS-Églises est convoquée et la réponse de SOS-Églises est transmise à la Ville. Nous sommes toujours en attente de la réponse à notre proposition (qui est confidentielle tant que les négociations ne sont pas terminées.)

Lundi le 22 septembre, SOS-Eglises apprend par l'entremise d'un journaliste, que le Maire de la Ville a informé les médias de l'offre du Diocèse concernant l'église de Saint-Joachim en stipulant que le Ville elle-même n'acceptera jamais les titres du bâtiment.

Le 26 septembre, le journaliste téléphone à un membre de SOS-Églises pour lui dire qu'il a appris que le Diocèse aurait dit à la municipalité que la deuxième église (l'Annonciation de Pointe-aux-Roches) serait aussi disponible pour un dollar.

Suite à la proposition de SOS-Eglises de se porter acquéreur de l'église de Saint-Joachim, le Diocèse retire son concernant la décision de la municipalité de ne pas permettre la démolition de l'église de Saint-Joachim. Les audiences devant le CAMO sont annullées.

Parlant d'annullement, la paroisse Saint-Simon et Saint-Jude de Belle-Rivière (une paroisse traditionellement canadienne-française) annonce que la messe française est annulée. Ce fait illustre bien l'effet négatif 'domino'qu'a la nouvelle église dans la région. Entre autre, elle facilite grandement l'élimination des servives en français dans les villages avoisinants. La prochaine étape sera-t-elle l'annulation de TOUS les services paroissiaux à Belle-Rivière, et la fermeture de l'église centenaire ? Et quand l'annulation de la messe française à Saint-Francis (autrefois Saint-François!) de Tilbury? Et la fermeture de sa magnifique église centenaire elle aussi...



RAPPEL: La page Quoi, Quand, Pourquoi en voie d'élaboration contient beaucoup plus de détails sur les événements mentionnés dans ce sommaire. On y retrouve aussi des liens à divers documents (lettres, rapports, etc) ainsi qu'aux articles de journaux.